Les 325 ans de la congrégation des sœurs de Saint-Paul de Chartres

Les Sœurs de Saint Paul de Chartres fêtent les 325 ans de leur congrégation.  (1696 / 2021)

 

Tutelle de notre ensemble scolaire, les sœurs de Saint-Paul de Chartres participent quotidiennement à la vie de l’école primaire et du collège, auprès des élèves et des personnels.

Leur bienveillance, leur dévouement, et leur grand intérêt pour l’éducation de tous les enfants, en font une des grandes chances de notre établissement.

Merci à vous Soeur Elisa, Soeur Marie-Sophie, Soeur Thérese-Elisabeth.

 

Pour rappel

 

L’ensemble scolaire Mercier Saint-Paul résulte de la fusion de l’école de garçons Mercier et de l’école de filles gérée par les sœurs, donnant ainsi le nom de l’école des filles de Saint Paul.

Mais bien avant cela, l’École de fille de Meulan, créée en 1680, a pour mission l’instruction des filles de pauvres gens. Elle deviendra l’école de Saint-Paul lorsque 2 sœurs de la Congrégation de Saint-Paul de Chartres viennent en prendre la direction en 1724.

 

Datant du XVIIe siècle, la congrégation des sœurs de Saint-Paul est le plus ancien institut missionnaire de femmes.

 

Congrégation religieuse féminine de droit pontifical et plus ancien institut missionnaire de femmes, la congrégation est fondée sous le titre de Filles de l’école en 1696 par le père Louis Chauvet curé de paroisse d’une commune d’Eure et Loire (30 km de Chartres).

 

La congrégation des sœurs de Chartres est née en Beauce en 1696. L’objectif à l’époque était de prendre soin des pauvres dans les campagnes ravagées par la guerre.

La première communauté est confiée à Marie-Anne de Tilly, cofondatrice de la communauté qui prépare ses jeunes compagnes pour leur mission : instruire les enfants, soigner les malades et visiter les personnes âgées grâce à de petites communautés de deux ou trois sœurs.

L’abbé Chauvet réunit quelques filles de la campagne animées par le désir de chercher Dieu et de servir leurs frères de misère. Elles furent formées pour devenir de bonnes maitresses d’école et pour aller vers les pauvres et les malades.

En 1708, l’abbé Chauvet confie la communauté croissante des sœurs à l’évêque de Chartres qui leur attribue une habitation à Saint-Maurice dans les faubourgs de Chartres et leur donne le nom de filles de Saint-Paul. Après leur transfert, les sœurs étendent leur rayon d’action à de nombreuses petites écoles rurales et se répandent dans d’autres diocèses.

En 1727, à la demande du Roi Louis XV, quatre Sœurs s’embarquent pour la Guyane en vue de servir les malades de l’hôpital et d’instruire les enfants de la ville de Cayenne. Satisfait du travail des Sœurs, le gouvernement en demanda d’autres pour l’Île Bourbon (La Réunion) en1770 puis pour l’Île de France (Île Maurice) en 1775.

Bien que menacée au moment de la Révolution française, la congrégation subsiste et va même jusqu’à s’étendre sur le territoire français et à l’international. A travers ses missionnaires qu’elle envoie partout en Europe et dans le reste du monde, la congrégation s’implante en Thaïlande, à Hong Kong, en Corée, en Chine, en Indochine, et au Japon. Depuis, la mère générale a sa place au Vatican

Avec la Révolution française, les religieuses sont dispersées et les maisons supprimées, l’institut est réorganisé par Marie Josseaume en 1794. En 1818, elles prennent pied à la Martinique et en 1820, à la Guadeloupe, à la demande du gouvernement de fournir des infirmières dans les hôpitaux militaires. L’époque marque le début d’un grand élan missionnaire dans le monde entier qui a surtout lieu du milieu du XIXe siècle au milieu du XXe siècle. Après de nouvelles fondations françaises dans le reste de l’Europe (en Allemagne surtout, par la supérieure de Strasbourg ; en Angleterre à Birmingham, directement de Chartres en 1847), les sœurs s’ouvrent aux missions de l’Extrême-Orient devenant le plus ancien ordre missionnaire de femmes: Thaïlande, Hong Kong (1848), Corée, Chine, Indochine où se distingue Mère Benjamin, Cochinchine occidentale en 1860 (1821-1884), Japon, etc. Les sœurs reçoivent le décret de louange en 1861 et leurs constitutions sont définitivement approuvées par le Saint-Siège en 1949.

 

L’Académie française leur décerne le prix de la langue-française en 1927 pour l’ensemble de leurs œuvres. Le prix de la langue française est un ancien prix annuel de littérature, créé en 1914 par l’Académie française et décerné pour la dernière fois en 1984. Il récompense les auteurs de l’expression française en dehors de ses frontières.

 

Pour plus de détails sur l’histoire de Sœurs et leurs actions à travers tous les continents :

325e Anniversaire

 

A l’occasion de l’anniversaire, une chanson et une chorégraphie ont été créées

 

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